du samedi 5 décembre (9h) au dimanche 6 décembre (17h) 2020

avec Marie-Reine et Jean MEZZAROBBA

 

L’effacement progressif du père dans nos familles et dans notre société a conduit à sa disparition légalement actée. Aujourd’hui, la filiation légale n’est plus ancrée à l’entrecroisement généalogique de deux lignées, maternelle et paternelle, mais est soumise au bon vouloir capricieux de personnes prêtes à toutes les manipulations de la filiation pour “avoir” un enfant conforme à leurs fantasmes.

La ridiculisation de la parole et de l’exercice la sexualité dans une rencontre fidèle et fiable a ouvert la voie à la disparition de la conjugalité et à la déification de l’enfant, faisant de lui l’objet indispensable à la réalisation humaine. La “confection” d’un enfant précieux, voulu, “aimé”, parfaitement éduqué et chargé de le combler, de le faire vivre, est devenue la démarche incontournable pour tout humain voulant “réussir” sa vie. Il s’agit de fabriquer la vie pour se faire vivre.

Le père, présent jusqu’alors, fût-ce de manière défaillante, scandaleuse ou indigne, est devenu légalement inutile. La disparition de la fonction paternelle, s’appuie sur des mensonges habillés en souci de justice, afin de valider sa parfaite inutilité. Nous sommes dans le registre de la grande perversion.

Le délitement du christianisme et de la référence biblique conduit à la disparition dans le champ social, culturel et anthropologique, de la fonction paternelle transcendant l’humanité et fondant la fraternité. L’absence du père se conjugue à l’absence du Père.

Ainsi, une fracture anthropologique traverse nos sociétés, la disparition du père/Père y creusant un trou, celui de la béance de la forclusion.

Une telle mystification, accréditant la conviction d’une parfaite inutilité de la fonction paternelle, ne peut être sans conséquences funestes pour notre génération, et surtout pour les générations futures.

Après avoir précisé la nature de la fonction paternelle, nous nous interrogerons :

– Qu’est un monde sans Père ?

– Vers quelle société allons-nous ?

– Sommes-nous condamnés à un désastre anthropologique ou une espérance est-elle possible ? À quelles conditions ?

Pour cela, nous nous appuierons sur l’expérience psychanalytique dans le champ ouvert par Françoise Dolto et Denis Vasse, ainsi que sur le message anthropologique biblique, soubassement de notre société.

 


Indications pratiques :

  • Les draps et serviettes de toilettes sont fournis.
  • Pensez à apporter de quoi écrire et vos affaires personnelles.
  • Si vous avez une prescription médicale pour un régime alimentaire, joignez-la à votre bulletin d’inscription.
  • Il est possible d’arriver la veille au soir (avant 19h pour le dîner) en l’indiquant sur votre bulletin d’inscription.
  • Une part importante des temps de formation se passe dans les rencontres entre participants, c’est pourquoi il est essentiel de loger et de prendre ses repas sur place.
  • Des activités peuvent être prévues en soirée.
  • Le Châtelard vous accueille dans un parc boisé de 40 ha. Jogging et promenades sont encouragés.

Le Châtelard est une association loi 1901.

Pour bénéficier de ses services, une cotisation d’entrée de 5 € annuelle est obligatoire.

Participation aux frais : 132 €

  • dont frais de pension : 66 € (repas de midi : 14 €, repas du soir : 12 €, chambre simple : 26 €)
  • et frais d’animation : 66 € 


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